Endurance

Les compléments alimentaires ont-ils une place dans le cadre des sports d'endurance ?

La plupart des compléments alimentaires sont développés pour les sports de force.

Il n'est pas très difficile de remarquer que les compléments alimentaires sont bien plus souvent destinés aux pratiquants de la musculation qu'à ceux qui pratiquent un sport d'endurance. Protéines, gainers, stimulants de l'oxyde nitrique, stimulants caféinés, créatine et bien d'autres n'ont été formulés que pour les athlètes de la force. Mais alors pour quelle raison ?

D'abord pour une raison historique. Il y a a plus de 50 ans de cela, les premières marques de compléments alimentaires américaines comme Solgar, Now Foods... avaient pour but de proposer des produits alimentaires destinés à combler les carences en vitamines et minéraux de l'américain moyen. Bien plus tard, dans les années 1980 et 90, les compléments alimentaires se sont spécialisés dans les sports de force pour d'autres raisons. D'abord, ces raisons étaient liées à la chimie organique. Les protéines et acides aminés contribuent à la synthèse de nos propres protéines musculaires, c'est le processus de l'hypertrophie. Cette forme d'adaptation musculaire est pratiquement inexistante pour les sports d'endurance. De la même manière, il n'y a pas lieu de stimuler l'oxyde nitrique et la congestion des muscles chez ceux qui font du jogging ou du cyclisme, cela serait contre-productif et absurde.

Des compléments alimentaires peuvent-ils être conseillés pour l'endurance ?

Encore pour les mêmes raisons, les sports d'endurance n'ont pas besoi a priori, d'une grande quantité de protéine. Concernant l'endurance, ce sont les glucides qui doivent d'abord être stockés avant et après l'exercice. Même chose pour la créatine puisque les sports d'endurance se basent sur les glucides et l'oxygène donc, sur la production d'énergie au niveau des mitochondries (phosphorylation oxydative) plutôt que la reformation immédiate de l'ATP avec de la phosphocréatine. Cependant, lorsque l'on s'éloigne des métabolismes de l'énergie et que l'on se rapproche des processus plus généraux de l'organisme humain, on se rend compte très vite que certains compléments alimentaires fabriqués pour la force pourraient parfaitement être exploités pour gagner en performances si vous pratiquez un sport d'endurance.

Les pratiquants des sports d'endurance gagneraient à utiliser certains compléments alimentaires spécifiques aux sports de force.

Premièrement, la créatine est efficace durant les premières secondes d'exercices car elle recycle l'ATP alors qu'elle n'a que peu, sinon pratiquement aucun intérêt pour les exercices de longue durée. Cependant la recherche vient de contredire en partie cette idée. Une expérience scientifique réalisée en France en 2017 a démontré que la phosphocréatine était toujours recyclée, même pour des exercices d'endurance de longue durée. Cependant, cela n'influe pas sur la performance elle-même puisque l'essentiel de l'énergie développée pour l'endurance est glucidique et aérobique (rapport ADP/Oxygène > ATP), nous l'avions dit. Dans ce cadre, un supplément en créatine permettrait plutôt d'améliorer la récupération après l'entraînement d'endurance. Cela a été également démontré dans d'autres études scientifiques. Pourtant, le principal intérêt des compléments alimentaires pour les sports d'endurance n'est pas là.

La vitamine D et la vitamine C sont deux vitamines primordiales pour les sports d'endurance ou de force.

En réalité, Les athlètes des sports d'endurance ferait bien de se tourner d'abord vers les vitamines. En effet, vous n'êtes pas sans savoir que la plupart des français, sédentaires ou sportifs, sont carencés en vitamine D. Il s'agit pourtant d'une vitamine cruciale pour notre santé. Si les clichés sur la vitamine et son rôle sur la fixation du calcium par les os n'étaient pas aussi ancrés dans les mentalités, nous pourrions insister sur un rôle tout aussi critique de la vitamine D pour notre organisme. En effet, la vitamine D intervient aussi à des multiples niveaux, directement et indirectement, sur le métabolisme musculaire. Des études scientifiques très sérieuses ont prouvé l'importance de cette vitamine sur le fonctionnement normal des muscles et la force musculaire. Directement ou non, une carence en vitamine D est synonyme de contre-performances sportives et de faiblesse musculaire, qu'il s'agisse d'endurance ou de force.

D'autre part, la vitamine C jouera également un rôle important chez l'athlète, pas forcément pour la récupération mais plutôt pour sa faculté d'antioxydant et de cofacteur du collagène, un type de protéine présent dans près de 70% des tissus organiques de notre corps. Naturellement, les vitamines du groupe B sont toutes aussi essentielles car indispensables à la synthèse de l'énergie à partir des aliments que vous mangez chaque jour (protéine, glucides et graisses).

Des minéraux comme le magnésium et le zinc peuvent également apporter une aide précieuse sur le plan de la récupération.

Les musclés ont désormais pris l'habitude du ZMA, un complément d'aspartate de zinc et de magnésium avec de la vitamine B6. Les sportifs de l'endurance pourrait d'ailleurs copier cette habitude avec fruits afin d'améliorer leurs performances sportives. En effet, le magnésium est essentiel à la récupération post-exercice, à la force musculaire ainsi qu'à la synthèse de nos hormones androgènes. Sans une synthèse androgène suffisante de ces hormones, n'espérez pas battre des records. Le zinc est également essentiel à la synthèse de la testostérone, en plus de son rôle d'antioxydant cellulaire.

Que faudrait-il ajouter sur le rôle des glucides pour l'endurance ?

Quant aux glucides, si vous connaissez très bien les boissons isotoniques pour les avantages qu'ils vous procurent au niveau du maintien de l'énergie, ajoutons que la recherche a aussi fait quelques progrès de ce côté de la nutrition sportive. Les pratiquants de la force connaissent d'ailleurs très bien le vitargo ou le glucose de maïs cireux, il s'agit de deux formes de glucose à poids moléculaire élevé particulièrement efficaces pour l'endurance musculaire. La cyclodextrine est plus récente. Il s'agit également d'une forme de glucides rapidement assimilée par l'organisme.

Ajoutons enfin que les acides aminés branchés (BCAA) pourraient également apporter un soutien nutritionnel aux pratiquants des sports d'endurance. En effet, leur rôle d'anabolisant naturel pourrait s'avérer précieux pour les athlètes car la perte des tissus musculaires (utilisation des acides aminés présents dans les muscles) est généralement plus élevée chez les pratiquants de l'endurance que de la force.

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